Chronofoot

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lundi 16 mai 2011

CR7 taille patron



Individualiste. Egocentrique. Narcissique... Mais historique. En marquant à deux reprises ce week-end à Villareal, CR7 - version 2.0 du footballeur moderne - a rejoint Hugo Sanchez au sommet du classement des meilleurs buteurs de l'histoire de la Liga avec 38 buts.

Le record du Mexicain date de la saison 1989-1990. Il a fallu patienter 21 ans pour qu'il soit égalé. Désormais, co-détenteur du titre officieux de "pichichi des pichichi", Ronaldo a véritablement affolé les statistiques cette saison. En 37 matches, il a inscrit 6 doublés, 2 quadruplés, et 4 triplés!

Des chiffres d'autant plus invraisemblables que le positionnement du Portugais sur le terrain ne permettait pas d'imaginer une telle prolifération de buts. Mais c'était sans compter ses qualités physiques au-delà de l'ordinaire, son habileté technique et un sens du but d'une acuité rare.

Plus qu'une arme de séduction sa musculature est un aspect cardinal de son jeu. C'est le partenaire obligé de sa solidité dans les duels, de sa détente et in fine de son jeu de tête. Car contrairement à une nouvelle idée en vogue, le physique reste indispensable au football. N'en déplaise à ceux qui observent le football espagnol sans pour autant le comprendre...

Sa technique lui assure de ne pas être outrageusement dépendant de ses coéquipiers. Dès la récupération du ballon sur le côté, il est capable d'évoluer avec sur plusieurs mètres contournant ses adversaires - parfois de façon excessive - jusqu'à une position idéale. Et c'est le même ascendant technique qui transforme ses coups francs en occasion nette de but. N'est-ce pas Diego Lopez?

Quant à son sens du but, les chiffres parlent d'eux-mêmes : 38 buts en 37 journées pour un joueur qui n'évolue que très rarement en pointe! Une performance qui confirme évidemment un attrait pour les filets mais aussi pour le jeu tant il est plus à l'aise sur le côté. D'ailleurs franchir le cap des 30 buts n'est pas une nouveauté pour lui. En 2008 il avait déjà frappé 31 fois en 34 matches. Un récidiviste.

Sevré de véritable titre cette saison - la coupe d'Espagne n'étant rien - distancé par Messi dans la course au Ballon d'Or, CR7 peut véritablement se distinguer en devenant l'unique meilleur buteur de l'histoire de la Liga. Pour cela, il ne lui faut qu'un but dimanche prochain devant son public face à Almeria, déjà condamné à la relégation. L'occasion ou jamais...

vendredi 6 mai 2011

"Débats d'idées"


La polémique des quotas, comme elle a été baptisée par les médias, vire au pathétique. Les anciennes gloires de France 98 se déchirent en deux camps ethniques : les Noirs jugent que des sanctions doivent être prononcées et les Blancs considèrent qu'il s'agit d'une tempête dans un verre d'eau. Un schisme illustré par l'affrontement médiatique entre Thuram et Dugarry.

Le premier a été le pourfendeur le plus véhément de la DTN. Habitué des sorties parfois intempestives sur tous les sujets touchant aux Noirs, il est difficile cette fois-ci de lui donner tort. Factuel, il considère que les événements actuels confinent au scandale et à ce titre les responsables doivent être punis. Peu grégaire, il n'exclue pas non plus des sanctions à l'encontre de Blanc qu'il n'absout pas sous prétexte d'une carrière exemplaire.

Pour le second, le procès instruit est impertinent : Blanc est son ami, il n'est pas raciste et les quotas proposés n'ont pas été concrétisés. Renforcé par les avis convergents de la majorité de la troupe de 98, ses arguments ont le vent en poupe.
Et c'est là que réside le problème.

Intellectuellement ses raisons manque de fondement. Reprenons-les une à une.

Laurent Blanc n'est pas raciste.
Qui a dit le contraire? Le débat ne porte pas sur les convictions du sélectionneur ou sur celles de son voisin. Il ne s'agit pas d'un procès ad hominem. Le débat porte uniquement sur les quotas envisagés par certains cadres de la DTN et sur l'assentiment de Blanc aux dits quotas. Si l'idée des quotas relève de l'illégalité, et c'est le cas, ceux qui l'ont soutenue doivent être punis quels que soient leur fonction et leur pedigree. En effet, comment parler de faute s'il n'y a pas de sanction?

Les propos ont été sortis de leur contexte.
Cet alibi est vieux comme la politique. Il est valable lorsqu'un élément est extrait d'un tout. Uniquement. Or concernant les propos de Blaquart, Blanc et Mombaerts il n'y pas d'extraction du contexte car tout l'enregistrement a été retranscrit dans la presse. Il n'y a pas d'avantage de déformation des propos car à ma connaisance les bandes n'ont pas été trafiquées. D'ailleurs s'il y avait le moindre doute sur l'authenticité du verbatim les avocats de la FFF auraient fait assaut d'effets de manche. Or ce n'est pas le cas.

Les quotas non pas été appliqués.
Aucune instruction écrite n'a été donnée. Rien n'a été statué. De fait si ces quotas ont été appliqués il sera difficile de trouver des preuves écrites. Toutefois si l'on s'en remet à ce qui a été évoqué durant cette fameuse réunion l'Olympique Lyonnais le ferait systématiquement et l'OM lui aurait emboité le pas. C'est Mombaerts qui le dit. Pourquoi mentirait-il? Si l'on considère que les propos tenus durant la réunion sont vrais il n'y aucune raison de faire une exception pour ceux-ci.

Mediapart est illégitime.
De tous les arguments c'est certainement le plus extravagant. Lorsque l'Equipe a rendu public "les propos" de Nicolas Anelka dans les vestiaires français, tout le monde a considéré que cela était vrai et personne n'a fait de procès en illégitimité et en sédition au quotidien. Pourtant il n'avait aucune preuve matériel. Les propos d'Anelka n'ayant pas été enregistrés.
Dans son cas Mediapart dispose de davantage de témoins, de preuves solides que l'Equipe; et pourtant on lui fait un procès que personne n'a osé faire au quotidien sportif. Aberrant!
Certes le journal en ligne cherche peut-être à faire le buzz, à élever le nombre de ses abonnés. Mais ce n'est pas un mal! Quel patron de presse a pour but de ne pas vendre son journal? Il n'y a qu'un seul préalable : la véracité des informations. Et à ce niveau-là, il me semble que Mediapart n'est pas attaquable.

La suite au prochain épisode...

dimanche 1 mai 2011

Des Noirs et des Arabes en trop...


Jeudi après-midi, le site Mediapart, bourreau de l'austère Éric Woeth, a lâché ce qu'il a qualifié de "bombe pour la république" : la DTN voudrait réduire le nombre de Noirs et d'Arabes en équipe de France. Effectivement le 8 novembre 2010, des cadres de la DTN ont discuté de l'instauration de quotas "non-dits" en vue d'une réduction du nombre de joueurs originaires d'Afrique (les binationaux) ; ces derniers étant susceptibles de faire le choix du pays de leurs aïeux au détriment de la France leur pays nourricier et formateur. Un projet anticonstitutionnel.

Sans chercher à savoir quelles étaient les fondements de cette information, l'écrasante majorité des acteurs du football français interrogés - Deschamps, Galtier, Puel, Anigo notamment - ont fait assaut d'un corporatisme prématuré parlant de propos honteux et d'accusations graves. Galtier ajoutant que le multiculturalisme affiché du football français démentait de fait ses allégations... Mauvais argument car les effets de cette décision ne peuvent encore être visibles : l'application des quotas susdits dateraient de la fin d'année dernière et concerneraient les jeunes en centre de formation!

Quelques rares voix dissonantes se sont également faites entendre : celle d'Antoine Kombouaré qui envisage la possibilité que les assertions de Mediapart soient avérées, et celle de Pape Diouf (sur RMC) conforté dans sa vision d'un football français volontairement monochrome à son sommet. Mais globalement le landernau footballistique refuse d'y croire. Sincèrement?

Samedi après-midi, conformément à ses promesses, Mediapart a publié un verbatim de ladite réunion. On y apprend les deux préoccupations du trio Blaquart, Blanc et Mombaerts.

La première c'est le contingentement des binationaux car ils présentent un risque de départ vers d'autres sélections. En effet sur une période non précisée l'INF Clairefontaine a formé 4 internationaux français et 26 étrangers. Il est compréhensible que les structures fédérales se lamentent de ces chiffres : leur objectif prioritaire consiste à approvisionner les différentes équipes de France et non les sélections étrangères en joueurs de haut niveau. Il est donc légitime de réfléchir à des solutions.
Mais le seuil de la légitimité et de la compréhension a été franchi lorsque Mombaerts a proposé des quotas ethniques comme solution à cette fuite des talents. Quotas validés par Blanc et Blaquart. Ce dernier stipulant toutefois qu'"il ne faut pas que ce soit dit". Une discrimination ethnique qui ne dit pas son nom.

La seconde préoccupation est d'accroître les profils techniques dans le football français. Inspirée par les récentes rafles ibériques, cette envie de copier ce qui fonctionne ailleurs est louable. Qui comprendrait que la DTN copie ce qui ne fonctionne pas?
Prolixes sur le sujet, Mombaerts et Blanc préconisent un virage dans les critères de sélection : moins de muscles et plus de technique. Toutefois pour cette préoccupation comme pour la précédente la réponse demeurera d'ordre ethnique; la faute à de tristes amalgames.
En effet, Blanc associe automatiquement les joueurs "grands, costauds et puissants" aux "Blacks" comme il dit. Tandis que Mombaerts parle de "petits gabarits blancs"! Or les Blancs n'appartiennent pas tous à une élite de techniciens et les Noirs ne sont pas tous d'immenses masses musculeuses malhabiles.
Pour résumer la pensée du trio magique : plus de joueurs fiables et techniques et moins de bourrins égal à plus de Blancs et moins de Noirs. Un raccourci primaire.

Beaucoup de réactions ont déploré la visée sensationnaliste des révélations de Mediapart. Une opinion audible eu égard à la façon dont le journal fit éclater l'affaire. La Une de jeudi - "Moins de Noirs et d'Arabes dans le football français" - donnait à penser que la DTN souhaitait baisser le nombre de leurs représentants uniquement pour une question de couleur. Mais un verbatim plus tard on comprenait qu'il s'agissait d'une (mauvaise) réponse au problème des binationaux. Avec une présentation différente Mediapart aurait pu faire l'économie de cette critique.

Toutefois le journal d'Edwy Plenel a le mérite de rendre public une partie de la coulisse de notre DTN. Celle où l'amalgame est pratiquée à l'envi, celle où l'expression et les termes utilisés ne diffèrent pas de ceux du café du commerce. En y réfléchissant bien, tout cela ne devrait pas étonner. Il suffit de lire les commentaires mis en ligne sur Internet par de nombreux anonymes comparant l'équipe de France à une équipe africaine. Le sentiment d'une équipe trop colorée est plus profond qu'on ose le dire, et c'est manifestement le même sentiment que partagent certains membres des instances du football!

vendredi 29 avril 2011

La guerre de Barcelone n'aura pas lieu


Finalement la guerre de Barcelone n'aura pas lieu. Ainsi en a décidé Lionel Messi! En quelques minutes, le meilleur joueur du monde a mis Madrid à genoux. Défaits à domicile sur un écart de 2 buts, il est impensable d'imaginer les Madrilènes redresser la barre.

Avant la rencontre Mourinho restait sur quelques certitudes. Notamment un système tactique pertinent qui lui permit de remporter la Copa del Rey. C'est donc en toute logique que le Portuguais reconduisit le même schéma face au même adversaire... En vue d'un 0-0 au minimum.
Conscients de leur déficit tactique, les hommes de Mourinho ont appliqué un double rideau défensif, suffisant pour tenir en respect les Barcelonais durant la première mi-temps. Uniquement. Car durant la seconde, comme en finale de la Copa, les Merengues ont de nouveau fait état d'un replacement et d'une organisation défensive lacunaires : les Barcelonais se trouvaient à nouveau, redevenant une menace pour Casillas. Pris de court les joueurs locaux se rabattirent sur le physique. A outrance. Un aveu d'impuissance sanctionné par l'exclusion abusive de Pepe et la suspension de Ramos pour le match retour. En plus des deux buts encaissés à domicile, ces deux absences contribuent à anticiper leur élimination dès le match aller.

En face, Barcelone fit ce qu'il sait faire de mieux : jouer et gagner. Peu importe l'adversaire. Lestés par les absences d'Iniesta et d'Adriano, entre autres, les hommes de Guardiola ont répondu aux molestations dont ils ont fait l'objet de deux façons : par la simulation et la fidélité à leur jeu. Deux choix "récompensés" par les sanctions susdites et surtout le doublé de Messi.
Ce joueur d'une autre dimension a déjà rejoint, à 24 ans, les plus illustres modèles de sa discipline. Pourtant pendant une heure il sembla isolé, évanescent, comme asphyxié par l'arrière-garde madrilène. Mais ce n'était qu'une impression. En deux buts et en une action il a rappelé qu'il n'avait rien de commun aux 21 autres. Il est seul sur les cimes en deshérence du football. Il n'a aucune compagnie ; même pas celle de Ronaldo qui a chaque grand match nous confirme qu'il ne sait pas être décisif.

Outre le duel Ronaldo-Messi, l'autre match dans le match mettait aux prises Mourinho et Guardiola. Lors de leur conférence respective d'avant-match, les deux n'ont cessé de faire assaut de provocations. Le premier raillant les craintes du second sur l'arbitrage; tandis que le second vilipendait le premier au sujet de ses sources d'inspiration. Amusant. Malheureusement pour Mourinho le terrain est le seul espace d'affrontement des entraîneurs. Le seul qui compte. Et c'est sur celui-là qu'il a été directement défait. Un revers personnel tant ce Real Madrid est sa progéniture, elle porte son ADN ; aucun autre n'orait osé la faire jouer de cette façon, exhortant ses joueurs les plus techniques au sacrifice. Meurtri, son discours geignard, victimaire et complotiste après cette défaite avait valeur de K.O. Un K.O dont l'onde de choc s'est certainement propagée à toute son équipe.

lundi 25 avril 2011

Lille et le titre : c'est loin d'être fait !


Promise à Lille il y a quelques semaines, la Ligue 1 se révèle plus capricieuse que prévu : l'OM et le LOSC sont au coude-à-coude. La faute aux faux pas répétés des Lillois ces dernières semaines. Après une défaite à Monaco, un nul contre Bordeaux, les Nordistes ont buté sur Lorient. Une véritable contre-performance. Voire l'équivalent d'une défaite pour une équipe engagée dans la course au titre. A six journées du dernier acte, impossible d'être sûr de l'identité du futur lauréat. En revanche l'essoufflement lillois est une certitude et les hypothèses ne manquent pas :

- la difficulté de se maintenir à un tel niveau de performances sur toute une saison est nouvelle pour eux. Certes, depuis quelques saisons leurs objectifs sont élevés, mais ils ne l'ont jamais été autant que cette année. Or la régularité à un haut niveau de performances - même dans une Ligue 1 médiocre - a un coût physique et nerveux qu'ils sont en train d'éprouver.

- des joueurs "inexpérimentés". L'effectif lillois compte peu de tauliers : exceptés Mavuba, Landreau voire Balmont il n'y a pas grand monde dans ce registre... Et tôt ou tard ça finit par se voir. Dans un championnat à 38 journées, les instant critiques, les matches qu'il faut savoir ne pas perdre à défaut de les gagner, les irrégularités des uns et des autres ne sont jamais absents et c'est aux tauliers de répondre présents. Mais quand ils ne sont pas là, que se passe-t-il ? Tout simplement des ignares revendiqués - type Adil Rami à Monaco - prennent la parole. Et c'est aussi dangereux que de confier le volant d'une voiture sans freins à un ivrogne sans permis...

- le souffle chaud de l'OM. Invaincu en Ligue 1 depuis sa défaite à Old Trafford, l'OM maintient une cadence élevée : 10 points /12 matches. Laborieuse mais efficace l'équipe accumule de la confiance grâce à ses victoires peu télégéniques mais symétriques à celles de l'an dernier. Son orgueil est son meilleur moyen de pression sur le leader nordiste. Désormais Lille doit donc gérer son calendrier, recomposer les ressorts qui se sont cassés et s'abstraire de l'atmosphère pressurisé créee par des Olympiens presque irrésistibles. C'est loin d'être gagné...

jeudi 21 avril 2011

Tendance Madrid


Après 8 mois de compétition, le Barça a peut-être trouvé un adversaire à sa mesure. Oublié le 5-0. Temps lointain du début de saison où les réglages madrilènes n'étaient pas encore au point.

Au lendemain de sa défaite en Coupe et à la veille de sa demi-finale européenne, le Barça s'interroge à haute voix. Certes le Real n'a pas profondément pris le dessus. Mais l'écart s'est rétréci.

Un rétrécissement manifeste durant les 45 premières minutes, avec la rigueur et le physique comme armes. Merci Mourinho. Grâce à son organisation tactique rigoureuse (type Inter) manifestée par un double rideau rigide, un pressing incessant du porteur du ballon et une suppression de la relation milieux-attaquants, le Portuguais a écoeuré Xavi et ses coéquipiers. Leur réaction? Déjouer et s'essayer sur le terrain physique. Une hérésie quand on s'attarde sur leurs corpulences prépubères... N'est-ce pas Villa?

Heureusement pour le spectacle, les choses ont changé en seconde mi-temps : des espaces sont apparus dans l'ancien fort merengue. Fatigue madrilène? Davantage de mobilité des joueurs barcelonais? Un peu des deux à mon avis. Par conséquent le débat a basculé sur le terrain technique. Là où Barcelone n'a plus d'égal. Enfin mobiles et libres de leurs mouvements, Pedro, Messi et Alves ont sérieusement inquiété Casillas. Inscrivant même un but hors-jeu.

Toutefois après 90 minutes et une mi-temps chacun, personne n'a su faire la différence... Jusqu'au coup de tête de Cristiano Ronaldo sous la barre de l'étrange Pinto. Un but qui termine une action d'une rare limpidité technique : une-deux Marcelo-Di Maria, centre de l'Argentin sur la tête d'un Ronaldo ravi d'utiliser ses abdos... 1-0 score final.

Cette finale de Coupe était certainement le match le moins prestigieux des 4 rendez-vous. Mais aussi le plus instructif. Dorénavant Mourinho sait comment façonner cette équipe pour annihiler Barcelone ; la difficulté étant désormais d'étendre cette résistance physique à la seconde mi-temps puis de piquer l'adversaire en contre. Autrement dit le défier physiquement et techniquement sur toute la durée du match. Une sorte d'équilibre parfait. Si l'allégeance des joueurs à ce plan de jeu est obtenue - et ça semble en bonne voie - Madrid éliminera Barcelone. Tout simplement.

dimanche 3 avril 2011

Pato, Mourinho, Rooney et les autres...



Retour sur mes 3 événements du week-end foot en Europe :

L'Italie en mode Jeanne Mas
Annoncé toute la semaine comme le tournant de la saison italienne ou le sacre anticipé de celui qui l'emporterait, ce derby n'a pas été survendu. A l'issue de 90 minutes intenses où le suspense a longtemps eu sa place, Milan marcha sur son voisin.
Amputé d'Ibrahimovic, les milanais se sont reposés sur le seul génie de leur équipe : Alexandre Pato. Allegri lui a donné les clés de l'attaque et en deux accélérations le Brésilien conduisait le Milan AC vers la victoire. Voire le titre.
Tout d'abord, au bout de quelques secondes de jeu, en reprenant un ballon repoussé par Julio Cesar; puis en plaçant sa tête opportunément sur un tir manqué d'Abate, servi lumineusement par Seedorf. Et à quelques minutes de la fin, Cassano a amené le score à 3-0. Toutefois, contrairement à ce qu'indique le score la différence entre les deux équipes n'avait rien d'abyssale : Pazzini,Eto'o et Ranocchia ont largement eu l'occasion de porter des coups fatals à leurs voisins.
Mais là où ils ont échoué, Alexandre Pato a triomphé. Peu épargné par les forfaits ces derniers mois, il Paperone est de retour - avec 13 buts en 20 matches. Désormais à 5 point de l'Inter et à 3 de Naples, le Scudetto s'offre enfin à Milan après 7 années de refus.

Mourinho touché et coulé
Jusqu'à Samedi soir, José Mourinho avait de quoi plastronner en évoquant son bilan à domicile : 9 années d'invincibilité. Jusqu'à Samedi. Car c'est le jour choisi par De Las Cuevas, honnête joueur d'une équipe toute aussi honnête (Gijon - 13ème), pour faire tomber le record du Lusitanien... Et son équipe par la même occasion. Car si la flétrissure est grande pour l'égo de Mourinho, elle est peu de choses comparée aux conséquences pour l'avenir de son équipe. Certes, Madrid jouait sans Alonso, Ronaldo,Benzema et Marcelo, tous blessés. Mais en face ce n'était que Gijon et les joueurs alignés avaient - en théorie - suffisamment de qualité pour l'emporter.
Désormais à 8 points du Barça, à 8 journées de la fin, il n'est pas prématuré de dire que les jeux sont faits tant l'écart semble irrattrapable dans cette Liga implacablement dominée par le Barça. Même une improbable victoire lors du prochain Clasico ne comblerait pas ce fossé.

Rooney puissance 3
Dans un championnat anglais en perte de clinquant, Manchester United reste étonnament une valeur sûre. Etonnament car sur le papier Manchester n'incarne plus le rêve. Scholes, Giggs et Valencia c'est peut-être efficace, mais ça ne donne pas envie de payer son billet. Surtout si l'on n'est pas supporter des Red Devils.
Quoi qu'il en soit, menés 2-0 à la mi-temps par West Ham, les hommes en rouge s'en sont remis à Rooney qui n'a pas déçu : 3 buts en 14 minutes. Certes les Londoniens aligne une défense indigne; mais l'histoire de ce match valorise tout de même les réalisations de Rooney. Un Rooney aux statitisques décevantes - 10 buts en 22 matches - mais qui réussit à sauver sa saison à coups de fulgurances.