Hier soir, les champions du monde en titre entraient en lice. Avant le match on les annonçait – parfois de façon excessive – sur le déclin, mettant en avant un mince renouvellement des générations et une surreprésentation des joueurs de la médiocre Juventus. Inutile de dire que toute l’Italie, plus quelques esprits chagrins les attendaient au tournant, la carabine à l’épaule. Visiblement cela ne les a pas gêné plus que ça : dès l’hymne la rage et la détermination étaient visibles. L’envie de gagner était là.
Orphelin de Pirlo, Lippi a aligné un 4-3-3 ou un 4-2-3-1,avec De Rossi et Montolivo à l’animation du jeu. Le premier a été énorme, véritable machine à laver, transformant les ballons les plus injouables en véritable « agathe » dixit Jean-Michel. En plus d’un but égalisateur râgeur, il a été le seul patron de la rencontre. Le florentin (sosie de Raphaël en moins photogénique), en revanche, n’a pas existé. Certes dès la première minute il se fit secouer le tibia par quelques crampons guarani, mais de là à expliquer sa traversée du match en mode invisible…
Sur les côtés Lippi a trouvé en Pepe et Iaquinta ses « Dirk Kuyt », sortes de mutants vaillants sacrifiant leur santé au service de l’attaque et de la défense. Là limite de l’usage c’est que les deux – et surtout le second – ont manqué de lucidité à certains moments clés et de suffisamment de fraîcheur pour réellement épauler un Gilardino beaucoup trop seul pour être utile.
Derrière, la faillite annoncée n’a pas eu lieu, mais le côté souverain a disparu. La faute à une condition physique encore en rodage ou à une limite de talent ? Difficile d’être catégorique d’autant plus que les prochains matchs ne devraient pas être très instructifs : Nouvelle-Zélande et Slovaquie. Toutefois la véritable inquiétude concerne Buffon et son physique rouillé. Dans une défense encore incertaine, c’est un point d’appui précieux. Et la défense italienne est à la recherche de certitudes - d’ailleurs le but encaissé l’illustre : un cafouillage aérien dont une défense à la hauteur aurait dû se rendre maîtresse. Buffon c’est véritablement 50% de leur chance d’aller au bout. Ni plus ni moins. Les dernières nouvelles semblaient optimistes sur son retour dès le prochain match ; mais méfiance : sa saison turinoise a été constellée de blessures et de retours différés. Quant à son remplaçant, Marchetti, il est sympathique mais joue à Cagliari. Tout est dit.
Deux mots sur les Paraguayens : ils n’ont rien foutu du match mais ont marqué un but…Pourquoi se fatiguer ? On tient certainement là les deux premiers du groupe F.


1 commentaire:
Hey hey! joli com!
Malgré toutes les médisances des commentateurs français (j'en attendais pas moins d'eux), j'ai vraiment été rassuré "degli azzurri". C'était autre chose que le match de prépa. contre le mexique!
Ils ont effectivement montré une grande envie de jouer au ballon et, une fois n'est pas coutume, d'aller vers l'avant!!
Jsuis pas tout à fait d'accord concernant Pepe. Je trouve que, peut etre plus encore que De rossi, il a été la plaque tournante de la squadra.
Au final, meme si on s'en tient à un nul , jsuis confiant!
Allez bon courage pour la suite et régale nous de tes coms le pourfendeur ;)
Enregistrer un commentaire