L’avenir des champions du Monde et des champions d’Europe en titre est encore incertain.
Les premiers, hébergés dans un groupe aux allures de cadeau peinent véritablement. Certes avant la compétition, la côte italienne n’était pas au plus haut : supporters et journalistes s’accordaient sur un séjour bref en terres Sud-Africaines. Mais aucun ne leur imaginait une phase de poules compliquée. Face à des adversaires surprenants (Paraguay) et accrocheurs (Nouvelle-Zélande), l’Italie n’a pas su imposer de jeu efficace : dominatrice dans les deux matches, elle n’a marqué que deux buts… Sur coups de pied arrêtés. Evidemment les blessures ne l’ont pas épargné et ont certainement entamé un mental moins gonflé qu’en 2006. En plus, cette équipe affiche des carences dans la jonction entre le milieu et l’attaque : Pepe et Marchisio les préposés à l’animation sont hors de niveau. Pour le premier ce n’est pas une surprise, quant au second c’est une déception.
Pire, les remplaçants ne sont pas à la hauteur ; et même avec son retour, Pirlo ne peut pas modifier cela. Le salut italien semble donc passer par une réorganisation tactique (4-3-3 ou 4-3-2-1) grâce à laquelle l’animation offensive sera prise en charge par les attaquants installés sur les côtés (Iaquinta et Di Natale par exemple). Malgré tout l’avenir immédiat n’est pas si sombre, une victoire sur la Slovaquie suffit à la qualification et un match nul pourrait même faire l’affaire en cas de victoire Paraguayenne.
Mathématiquement les représentants de l’autre péninsule européenne ne sont pas davantage à la fête. Avec la victoire d’hier, les Espagnols ne culminent qu’à trois points : à égalité avec la Suisse et derrière le Chili, leur prochain adversaire.
Une victoire suisse, avec une avalanche de buts, contre des Honduriens largués est largement envisageable. Elle mettrait la Roja dans l’obligation de faire un résultat fertile en réalisations pour se qualifier. Car avec 3 équipes à 6 points ce sont les buts qui feront la différence.
Mais contrairement aux Italiens, les Espagnols ont largement les joueurs pour faire ce qu’il faut. Certes, quelques-uns apparaissent un peu à court de forme (Torres, Xavi) mais les solutions sont tellement nombreuses que ces quelques défaillances ne sauraient remettre en cause leur parcours dans cette compétition. Hier soir Villa, malgré son penalty manqué, a rappelé qu’en tant que buteur, il n’a rien à envier aux autres stars du poste. Au milieu, Busquets a tenu la cabane et derrière à l’exception de Casillas – très fébrile cette saison, chaque joueur de la défense a été ponctuel au rendez-vous hondurien.


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