Chronofoot

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mercredi 23 juin 2010

Il va y avoir du sport...


C’est par une défaite que se conclue l’équipée des bleus en Afrique. Et dire qu’Evra répétait à l’envi qu’ils n’allaient pas Knysna pour un safari…
Depuis 2008 et un Euro infernal, « la route était droite mais la pente était forte » dixit un ancien premier ministre bossu de la chiraquie. De fait ce dernier revers est la conclusion logique de deux années d’incompétence, de négligence et d’approximation généralisées.
Hier après-midi, les Français ont à peu prêt tout raté : d’Hugo Lloris à Djibril Cissé rien n’a fonctionné et le but de Malouda n’a rien changé. C’est d’autant plus frustrant que l’entente Mexico-Uruguayenne n’a pas eu lieu…

Cet après-midi les joueurs vont quitter leur hôtel et rentrer en France, le cœur gros et les armes fourbies : à la guerre du terrain et des vestiaires va succéder la guerre médiatique. Et celle-ci va être au moins aussi passionnante. Elle a déjà commencé par le biais d’hommes politiques en mal de visibilité, se permettant de donner un avis sur un sport qu’ils ne connaissent pas et sur des comportements qui n’ont rien à envier à ceux de leur sphère, gangrenée par l’ambition et l’égocentrisme. Le monde du football aussi délie sa langue – habituellement en bois : entre les lâches en mode « courage, fuyons » (Le Graët, Houllier) et tous ceux qui n’avaient jamais osé la ramener avant, et se sentent désormais pousser des ailes parce la critique est généralisée (Papin).

Mais la salle du bal des baltringues ne serait pas pleine sans la présence de certains médias (RTL, l’Equipe, TF1) longtemps solidaires de l’incompétence de Domenech - soutenant même son maintien en 2008 à coups d’arguments spécieux – avant de le lâcher en pleine savane et de s’acharner sur sa carcasse uniquement par amertume d’avoir été tenus à l’écart de la vie du groupe. Ces derniers donnent dans le ridicule le plus vil. Exemple : hier soir la presse a qualifié de surréaliste la conférence de Domenech, notamment lorsqu’il a avoué ne pas être capable de faire un bilan. Mais au terme d’un week-end tumultueux, d’un match vécu avec une tension à dérégler un tensiomètre et ponctué par une défaite dégradante, qu’attendait-on de lui ? Qu’il ne soit pas affecté et dresse un bilan lucide et froid ? Je ne suis pas un pro-Domenech, mais il faut lui reconnaître du courage dans l’affrontement et dénoncer les commentaires hors-de-propos !

Bon, la Fédé, les anciens joueurs, les consultants… C’est pas mal tout ça ; mais nous ce sont Domenech, son staff et les joueurs que nous attendons. Et là, il va y avoir du sport ! Ca va flinguer, polémiquer à tout va. Evra, Abidal et Henry ont promis de donner leur version dans quelques jours. Faisons leur confiance. Celle-ci va certainement impliquer Domenech et son staff qui ne manqueront pas de réagir à leur tour ! Evidemment tout ne sera pas exactement vrai et tout sera calculé - agents, avocats et conseillers vont ciseler leur discours de disculpation – mais il y aura certainement à boire et à manger pour tout le monde !

D’autant plus que certains des insurgés impliqués dans la mutinerie du 20 juin sont prêts à tout pour encore avoir un avenir en bleu ou tout simplement réhabiliter leur image… Ca sent bon.

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