
On attendait les révélations d'Henry & co avec impatience... On en a été pour nos frais.
Ni accusation, ni révélation, mais de la réhabilitation et un peu d'excuses. L'objectif était clair: éteindre le feu.
Dès le début, Henry a reconnu ses torts publiquement. Avant d'expliquer son mutisme " je me suis senti écarté" puis d'avouer qu'il "n'avait plus de crédibilité". Un aveu si rabaissant qu'il a valeur d'argument quand il s'agit de légitimer son silence.
Puis il s'est contredit quand il a déclaré avoir eu du mal à entendre le râle d'Anelka, après avoir expliqué, quelques instants auparavant, que ses propos n'étaient pas ceux en Une de l'Equipe. Une contradiction que Michel Denisot n'a pas relevé.
Enfin concernant l'incident du bus, Henry a décrit un "groupe uni". Puis il a très intelligemment suggéré que cette grève ne relevait pas d'un pétage de plombs mais d'une décision réfléchie après l'élimination de plusieurs hypothèses. Tout en reconnaissant qu'"au vu des conséquences, c'était une erreur".
Du point de vue de la comm' on peut dire qu'Henry a bien appris sa leçon :
- un coup d'effet démonstratif - "il faut d'abord parler de la Une" - afin de conduire la discussion;
- prise à témoin de son interlocuteur afin de l'utiliser comme une caution vis-à-vis du public - "vous-même vous savez";
- faire raisonner son interlocuteur - "je vous repose une question";
- la répétition des points importants - "je n'ai pas vu de bagarres" (répété deux fois).
- effet de récence - les derniers mots (aussi importants que ceux du début) ont été consacrés à l'amour du maillot.
Et chose intéressante, aucun des trois - Henry, Abidal et Evra- n'a parlé de taupes.


3 commentaires:
Concrètement vous vous attendiez à ce qu'il dise quoi?
Je necomprends pas ta remarque "Anonyme"... Sous prétexte que la conférence ne correspond pas ce que j'attendais, je ne dois pas la commenter?
Je ne vois pas ce que tu comprends pas. Ma question était sincère. Qu'est ce qu'il aurait du dire pour que les gens soient satisfaits?
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