Chronofoot

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vendredi 18 juin 2010

Pathétiques


Polokwane 22h00. Sur penalty, Blanco donne un avantage définitif aux Mexicains. 2-0 le calice est bu jusqu’à la lie, par de piteux Français.
Polokwane 22h15. Le coup de sifflet final retentit, les têtes sont basses, les bras ballants et le moral inexistant. L’échec que Domenech conjurait depuis des semaines, par un discours positiviste, s’est tout de même pointé…à la surprise d’aucun observateur sérieux. Seuls les supporters confondant leur cerveau et leur fibre patriotique sont tombés de haut.

Depuis le début des éliminatoires, le ton était donné : résultat médiocre face à l’Autriche, crainte injustifiée face aux Féroé puis qualification illégale – vis-à-vis des lois du jeu – face à des Irlandais supérieurs. Puis durant les matches amicaux, le ton n’a pas varié : Costa-Rica, Tunisie, Chine…Mêmes difficultés à faire du jeu. Pire par trois fois la confiance a été maintenue à des joueurs qui n’avaient pas la compétence de leur poste : Anelka et Govou en tête. J’oubliais la liste des 30 puis des 23, dans laquelle de véritables manieurs de ballons ont été zappés (Nasri, Benzema, Rémy…) Voilà les événements inquiétants qui ont escorté l’arrivée des Bleus en territoire austral.

Une fois en Afrique du Sud, rien ne change, aucune leçon n’est tirée. Les clés de l’attaque appartiennent toujours à Anelka et le côté droit à Govou – d’ailleurs avec la Coupe du Monde lamentable que cet individu, sans contrat, a réalisé on peut s’inquiéter sur la suite de sa carrière. Les changements réalisés ne sont pas les bons (Malouda reculé d’un cran, puis Gourcuff remplacé) et les trop maigres alternatives restent vissées sur le banc. Le résultat ?

Une équipe sans jeu, sans talent… Avec de l’envie, certes, mais sans talent ! Dans ces conditions comment s’étonner de la claque d’hier soir ? Le mouvement face à l’immobilisme, la créativité face à l’absence de jeu, le talent face à la médiocrité, le collectif face à l’individualisme, un entraîneur face à un spectateur privilégié. Autant de duels inégaux qui expliquent ce résultat.

De plus, on ne peut s’empêcher de s’interroger sur les raisons qui conduisent Domenech à maintenir des joueurs ostensiblement sans talent. Est-ce uniquement de l’entêtement ? Dans sa situation l’entêtement serait une forme de négligence voire de sabordage. Or sa mine après le match communiquait de la tristesse, de l’abattement, du dépit. Et si Domenech avait été victime ? Victime d’un groupe devenu incontrôlable, qui le tiendrait par je ne sais quel fil… Ce qu’il dira à ce propos dans quelques semaines sera certainement très instructif.

Et maintenant que reste-t-il ? L’infime possibilité d’une qualification à condition que Mexicains et Uruguayens jouent le jeu et ne s’accordent sur un match nul qui ferait leurs affaires à court terme, mais condamnerait les Mexicains à être étrillés par les Argentins. Mais une question demeure : dans quel état seront les Français ?

4 commentaires:

Mr Odontol a dit…

Il n' y a rien à rajouter.Je pense que le problème français remonte même à 2002,voire 1998 avec cette victoire.J'ai l'impression que la première étoile est lourde à porter...

Anonyme a dit…

Je dirais juste que malheuresement cet article ne révèle que la dure réalité des choses !!!!!

mr_anzai a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
mr_anzai a dit…

Un oubli peut-être. La sur-côte de Ribery qui s'affiche aux yeux de tous. Radier Ribery Gallas et Anelka de l'EDF me réjouirait, cette équipe ne leur appartient pas !