Chronofoot

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lundi 5 juillet 2010

Quand l'Allemagne expliqua le foot à Maradona...



Une fessée ? Une humiliation ? Peu importe le terme, l’essentiel est ailleurs : l’Allemagne s’est offerte un parcours de santé en terre sud-africaines slalomant, trottant entre des plots tout droit importés d’Argentine !
Donnée comme perdante par certains avant le match, l’équipe de Joachim Löw a fait une démonstration de tout : rigueur, solidité, réalisme… Et jeu. Et oui ! La mannschast est joueuse et elle le fait plutôt bien. Un exemple ? Le troisième but sur lequel Khedira et Schweinsteiger mettent hors de position une lourde défense argentine, avec une finesse et une technique que l’on ne connaissait pas à leurs prédécesseurs. En 2006 on louait la défense italienne, cette année on louera la rigueur tactique allemande. Parfaitement regroupés en phase défensive, harceleurs sur le porteur du ballon, disciplinés… Ils ont véritablement asphyxiés des Argentins qui n’ont jamais existé ; et la qualité technique dont on parlait, a fait le reste.

C’est bizarre à dire mais cette équipe est vraiment kiffante ! Depuis le 11 juin, le monde entier sait qu’Allemagne égal spectacle. Difficile de résumer cet enthousiasme footballistique à un seul joueur. Peut-être Thomas Muller - véritable révélation de la saison – dynamiteur de défense, increvable, adroit (3 buts depuis le début du Mondial) et qui respire la joie de jouer. Ou peut-être Schweinsteiger, promu leader technique de la bande et qui fait largement oublier Ballack dont personne ne semble regretter l’absence. Bon en tous cas, les candidats ne manquent pas… Un point faible ? Manuel Neuer. Incertain dans ses prise de balle, imprécis dans ses sorties, douteux dans son placement, j’en viens à me demander si son père ou son oncle ne travaillerait pas à la fédé. Il n’a encaissé que 2 buts depuis le début ? Bah merci la défense...

Dans le camp d’en face, l’Argentine n’a donc pas existé longtemps : elle a été portée disparue dès la 3ème minute. Je me souviens avoir écrit sur mon blog que le jour où ils seraient confrontés à un problème tactique, les Argentins seraient très mal. Et c’est ce qui s’est passé ! Après ce but et face à la disposition tactique des Allemands, là où d’autres auraient modifié leur schéma ou leur organisation, Maradona, lui, n’a répliqué qu’avec des gestes, un chapelet et une mine de victime. Evidemment insuffisant…

Aucun Argentin ne s’est distingué. Sans ballon les attaquants n’ont pas pu frapper, coupé du jeu Messi n’a pas pu influer, submergé Mascherano n’a pas su régner. Plus que la défaite de onze individualités, c’est celle d’un système de jeu – inexistant - qui est à déplorer. Et au vu du match, ce score de 4-0 est la moindre des choses. Désormais, après la Noche del 10, place au Juicio del 10 ! Un tel échec, avec de tels joueurs oblige son procès. La non sélection de Zanetti et Cambiasso, le choix de 4 défenseurs rugueux, le positionnement reculé de Messi, la marginalisation de Milito… Autant de choix désastreux qu’il devra expliquer. D’ailleurs, tous les observateurs aveugles du foot qui clamaient que ne pas croire en Maradona c’était ne pas croire au football en sont pour leurs frais… Comme si un passé de grand joueur garantissait une grande carrière d’entraîneur !

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