Chronofoot

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jeudi 12 août 2010

On se fout du score...


Ce soir Laurent Blanc a débuté son mandat… Par une défaite en terres scandinaves.

Un revers anecdotique, car ce soir l’essentiel était ailleurs : dans un contexte de reconstruction et de punition l’enjeu était de déterminer quels joueurs sélectionnés sont aptes à intégrer la véritable équipe de France, celle des qualifs de septembre.

D’ailleurs les 11 joueurs titularisés ne s’y sont pas trompés. Emmenés par un Nasri décisif et efficace dans l’animation, ils ont proposé un jeu clair, ambitieux et agréable avec peu de touches de balle, de la disponibilité et de la rigueur. Derrière, Ruffier a assumé son statut de numéro 2 français devant un Mandanda hors-sujet; pendant que Méxès prenait ses marques pour une place de titulaire dans la véritable équipe de France. Au milieu M’vila et N’zogbia ont assurément marqué des points par leur investissement et leur haute qualité technique ; et devant, Hoarau a fait ce que Blanc attendait de lui : utiliser sa carcasse au maximum pour mettre ses coéquipiers - notamment Rémy - dans la meilleure situation possible. Et sans quelques maladresses le Niçois aurait pu faire un doublé durant les 45 premières minutes.

Les 45 suivantes ont été plus difficilement lisibles, la faute à trop de changements. Si en première mi-temps, la France avait son guide attitré, en seconde mi-temps chacun a voulu être son propre guide. D’où une impression moins nette et donc plus confuse ! Malgré leur participation à cette confusion Menez et Ben Arfa n’ont pas perdu de points - le second en a même gagné – au même titre que Benzema dont je ne cesse de me dire qu'il vient d’ailleurs.

Evidemment ce match n’a pas été une réussite pour tout le monde. A commencer par Rami. Dès qu’il ne joue pas contre Sochaux ou le Levski Sofia je ne le trouve pas rassurant du tout. Je me souviens de l’avoir vu plus à l’aise dans le magazine Têtu… Quant à Rod Fanni, sa présence indique une chose : il y a pénurie d’arrière droit en France…

Pour finir ce premier article de la saison, disons qu'après le désastre footballistique de la Coupe du Monde, les fidèles des Bleus - dont je ne fais pas partie – ont toutes les raisons de se remettre à rêver.

1 commentaire:

Le Pourfendu a dit…

Depuis quand tu lis Tetu?