Chronofoot

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vendredi 25 mars 2011

Ce fut drôle


Sans Ribéry et Evra, personne n'aurait entendu parler de l'équipe de France cette semaine. En effet, convoqué l'intérêt populaire quand le prochain match se déroule au Luxembourg revient à faire du hors-piste en Stan Smith : c'est compliqué. Alors merci aux deux ex-récalcitrants.

Ribéry a été le premier à sacrifier à la conférence de presse. Sa première avec la presse française depuis les événements (j'ai l'impression de parler de la guerre d'Algérie). Que retenir sur le fond? Pas grand chose : il s'est excusé, il considère que les journalistes n'ont pas toujours été gentils avec lui et il a prévu une entrevue avec Gourcuff. Donc pas grand chose.
Mais quand on est journaliste et que l'on a pour métier de créer l'événement - y compris ex nihilo - on perçoit de la menace dans les propos de Ribéry vis-à-vis de Gourcuff et on fantasme une rencontre musclée entre les deux hommes (n'est-ce pas le Parisien?). N'importe quoi. Les deux se sont recontrés et Gourcuff ne semble pas invalide. Enfin bref...

Ce qui m'a plutôt marqué dans cette conférence ce sont ses limites intellectuelles. Se présenter à un point presse pour distribuer un communiqué à tous les journalistes puis le lire de façon heurtée... C'est affligant. Soit ses conseillers avaient peur qu'il manque l'objectif de cet exercice en oubliant la moitié de ce qu'il devait dire, soit ils craignaient qu'il n'oublie rien mais ne s'exprime pas en Français ou alors ils redoutaient les deux : l'oubli et le français médiocre. Quoi qu'il en soit l'image donnée de lui-même a été déplorable.

Patrice Evra s'est présenté seul, sans communiqué. Ce que j'aime avec lui c'est qu'il assume et va au front ou au feu, c'est comme on veut.
La grève? Il la regrette. Son rôle de capitaine? Il considère l'avoir assumé. Les français? Il est persuadé qu'ils lui ont majoritairement pardonné. Son objectif? Etre une solution et pas un problème.
Rien de transcendant, mais au moins on est loin de la repentance outrée qui va jusqu'au reniement de sa propre personne.

Quoi qu'il en soit ce n'est pas la qualité de leur communication qui leur vaudra le pardon des Français, mais plutôt leur production sur le terrain. C'est évident. Et quand on sait que deux bonnes performances de rang sont aux supporters ce que le bijou est à la femme après une dispute, on se dit qu'ils devraient être assez vite réhabilités.

Un bon match et ça repart...

2 commentaires:

Anonyme a dit…

Je passerai sur l'analogie misogyne à la fin de l'article (dont le niveau est inférieur à ce à quoi tu nous as habitués soit dit en passant) et je noterai simplement que oui, la rédemption sera accordée sur le terrain, mais si Ribéry a des arguments de taille en terme de jeu, Evra n'apporte rien à l'Equipe de France, que ce soit en tant que joueur qu'en tant que capitaine.
Les joueurs de football sont généralement loin d'être des lumières (n'en déplaise à Thuram, persuadé d'être un philosophe...) mais Ribéry dépasse les bornes: rarement vu un mec aussi peu éduqué. Si son compte en banque n'affichait pas un solde aussi indécent, il me ferait presque de la peine...

Le Pourfendeur a dit…

Quelle mysoginie???