
C'est l'histoire du football français : celle où les clubs hexagonaux passent à côté du possible.
Hier soir, Marseille a ajouté une nouvelle page à cette histoire vieille comme le football. Dans un Théâtre des rêves plein à craquer, l'OM n'a pas su profiter des offrandes du sort : une défense centrale expérimentale (Vidic et Ferdinand absents),des blessés en cascade et des occasions de but aussi franches que Roland Courbis sur RMC.
On pourrait parler de manque de réalisme ou de manque d'expérience. Moi je préfère parler de manque de talent voire de panne d'intelligence.
Manque d'intelligence et de talent quand Gignac fait le choix du lob sur Van der Saar au détriment du tir placé. Certes cette option ne lui garantissait pas le but, mais elle lui aurait au moins permis d'éviter de retrouver le ridicule dont il a mis du temps à s'émanciper.
Manque d'intelligence et de talent dans les choix offensifs de Loïc Rémy. Face à une défense aussi remaniée, un minimum de talent aurait permis à Gignac et à Remy de tourmenter autrement leurs hôtes d'hier soir.
Et que dire de la défense centrale marseillaise (au complet) qui a grossièrement sombré sur deux buts jumeaux? Heinze et surtout Diawara n'ont pas répondu aux attentes. Incapables d'un marquage rigoureux sur les buts mancuniens, ils ont manqué leur match. Et de leur part c'est d'autant plus regrettable, car c'est leur compartiment qui donnait le plus de gages ces temps derniers.
Dans ce triste bilan, seul le mileu de terrain a été plutôt présent avec de la solidité, de l'envie.
Malheureusement pour l'OM, ce constat n'est pas une surprise. Cette équipe est dépourvue de talent offensif, d'intelligence dans la construction du jeu. Mais le plus révélateur de la décadence olympienne c'est l'importance accordée à Mathieu Valbuena. N'oublions pas qu'il y a footballeur et footballeur. Il y a celui qui crée le football, qui a une intelligence des situations, une intelligence tactique et celui qui peut briller par intermittence grâce à sa fougue plutôt que par son talent. Valbuena appartient indiscutablement à la seconde description. La majorité de ses coéquipiers aussi.
Et tant que cela ne changera pas, l'OM continuera à écrire les pages de cette histoire du football français, celle où les clubs passent à côté du possible.


2 commentaires:
Je pense mon cher Mr que vs avez bien résumé ce match o combien déplorable pour l'OM mais interressant pr MAN
Joli!
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