
Promise à Lille il y a quelques semaines, la Ligue 1 se révèle plus capricieuse que prévu : l'OM et le LOSC sont au coude-à-coude. La faute aux faux pas répétés des Lillois ces dernières semaines. Après une défaite à Monaco, un nul contre Bordeaux, les Nordistes ont buté sur Lorient. Une véritable contre-performance. Voire l'équivalent d'une défaite pour une équipe engagée dans la course au titre. A six journées du dernier acte, impossible d'être sûr de l'identité du futur lauréat. En revanche l'essoufflement lillois est une certitude et les hypothèses ne manquent pas :
- la difficulté de se maintenir à un tel niveau de performances sur toute une saison est nouvelle pour eux. Certes, depuis quelques saisons leurs objectifs sont élevés, mais ils ne l'ont jamais été autant que cette année. Or la régularité à un haut niveau de performances - même dans une Ligue 1 médiocre - a un coût physique et nerveux qu'ils sont en train d'éprouver.
- des joueurs "inexpérimentés". L'effectif lillois compte peu de tauliers : exceptés Mavuba, Landreau voire Balmont il n'y a pas grand monde dans ce registre... Et tôt ou tard ça finit par se voir. Dans un championnat à 38 journées, les instant critiques, les matches qu'il faut savoir ne pas perdre à défaut de les gagner, les irrégularités des uns et des autres ne sont jamais absents et c'est aux tauliers de répondre présents. Mais quand ils ne sont pas là, que se passe-t-il ? Tout simplement des ignares revendiqués - type Adil Rami à Monaco - prennent la parole. Et c'est aussi dangereux que de confier le volant d'une voiture sans freins à un ivrogne sans permis...
- le souffle chaud de l'OM. Invaincu en Ligue 1 depuis sa défaite à Old Trafford, l'OM maintient une cadence élevée : 10 points /12 matches. Laborieuse mais efficace l'équipe accumule de la confiance grâce à ses victoires peu télégéniques mais symétriques à celles de l'an dernier. Son orgueil est son meilleur moyen de pression sur le leader nordiste. Désormais Lille doit donc gérer son calendrier, recomposer les ressorts qui se sont cassés et s'abstraire de l'atmosphère pressurisé créee par des Olympiens presque irrésistibles. C'est loin d'être gagné...


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