
On en a tellement parlé. Hors terrorisme et Burqa, on en a sans doute jamais autant parlé. L'Algérie était servie à toutes les sauces entre hier et ce midi: envoyés spéciaux en Afrique du sud ou à Barbès aux côtés des supporters Algériens, sans oublier l'intervention de stars d'origine algérienne (type Sinik sur Eurosport). Mais les sommets ont été atteints quand des observateurs - supposés avisés - se sont mis à parler d'une qualification crédible pour le tour suivant. Pour leur crédit justement, ils auraient dû garder le silence.
Parce qu'avant le match et après celui-ci absolument rien n'est venu créditer la candidature des fennecs.
Avant, le niveau du groupe (sur le papier) dégageait deux favoris logiques: l'Angleterre et les Etats-Unis. Et le niveau des joueurs algériens, toujours sur le papier, ne contredisait pas cela.
Le match n'a rien infirmé. Au contraire. Sans génie, impécis voire écervelés sur la main de Ghezzal, les Algériens se sont sabordés grâce au fantasque Chaouchui, sans doute inspriré par Robert Green.
Dans un groupe qui héberge donc l'Angleterre et les Etats-Unis, les jours des hommes de Saadane sont évidemment comptés...
La ferveur ne suffit pas toujours à faire une bonne équipe.
A dans 24 ans?


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