
Finalement la guerre de Barcelone n'aura pas lieu. Ainsi en a décidé Lionel Messi! En quelques minutes, le meilleur joueur du monde a mis Madrid à genoux. Défaits à domicile sur un écart de 2 buts, il est impensable d'imaginer les Madrilènes redresser la barre.
Avant la rencontre Mourinho restait sur quelques certitudes. Notamment un système tactique pertinent qui lui permit de remporter la Copa del Rey. C'est donc en toute logique que le Portuguais reconduisit le même schéma face au même adversaire... En vue d'un 0-0 au minimum.
Conscients de leur déficit tactique, les hommes de Mourinho ont appliqué un double rideau défensif, suffisant pour tenir en respect les Barcelonais durant la première mi-temps. Uniquement. Car durant la seconde, comme en finale de la Copa, les Merengues ont de nouveau fait état d'un replacement et d'une organisation défensive lacunaires : les Barcelonais se trouvaient à nouveau, redevenant une menace pour Casillas. Pris de court les joueurs locaux se rabattirent sur le physique. A outrance. Un aveu d'impuissance sanctionné par l'exclusion abusive de Pepe et la suspension de Ramos pour le match retour. En plus des deux buts encaissés à domicile, ces deux absences contribuent à anticiper leur élimination dès le match aller.
En face, Barcelone fit ce qu'il sait faire de mieux : jouer et gagner. Peu importe l'adversaire. Lestés par les absences d'Iniesta et d'Adriano, entre autres, les hommes de Guardiola ont répondu aux molestations dont ils ont fait l'objet de deux façons : par la simulation et la fidélité à leur jeu. Deux choix "récompensés" par les sanctions susdites et surtout le doublé de Messi.
Ce joueur d'une autre dimension a déjà rejoint, à 24 ans, les plus illustres modèles de sa discipline. Pourtant pendant une heure il sembla isolé, évanescent, comme asphyxié par l'arrière-garde madrilène. Mais ce n'était qu'une impression. En deux buts et en une action il a rappelé qu'il n'avait rien de commun aux 21 autres. Il est seul sur les cimes en deshérence du football. Il n'a aucune compagnie ; même pas celle de Ronaldo qui a chaque grand match nous confirme qu'il ne sait pas être décisif.
Outre le duel Ronaldo-Messi, l'autre match dans le match mettait aux prises Mourinho et Guardiola. Lors de leur conférence respective d'avant-match, les deux n'ont cessé de faire assaut de provocations. Le premier raillant les craintes du second sur l'arbitrage; tandis que le second vilipendait le premier au sujet de ses sources d'inspiration. Amusant. Malheureusement pour Mourinho le terrain est le seul espace d'affrontement des entraîneurs. Le seul qui compte. Et c'est sur celui-là qu'il a été directement défait. Un revers personnel tant ce Real Madrid est sa progéniture, elle porte son ADN ; aucun autre n'orait osé la faire jouer de cette façon, exhortant ses joueurs les plus techniques au sacrifice. Meurtri, son discours geignard, victimaire et complotiste après cette défaite avait valeur de K.O. Un K.O dont l'onde de choc s'est certainement propagée à toute son équipe.


5 commentaires:
rabattirent*
Dans un match entre la "tricherie" de quelques barcelonais (et non toute l'équipe comme je l'ai entendu ici et là-bas) et la méchanceté des madrilènes; le football a finalement triompher. Et ce football s'appelle Lionel Messi.
M. Le Pourfendeur, pensez vous que le match se serait soldé sur un 0-2 si Pepe n'avait pas été expulsé?
Franchement je ne sais pas Alou... G vraiment du mal à imaginer Pepe finissant le match. Ms effectivement avec Pepe la baisse d'agressivité du milieu de terrain aurait sans doute été moins sensible!
* Merci Pedro
Je pense que Messi peut le faire,
Le meilleur joueur de Barcelone est devenu une légende dans le monde du football et un bon dossier.
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